Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Dossier : Société (page 1 à 4)

Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 (11) – « Taxe soda »

Explications de vote :

M. Michel Amiel. Bien évidemment, le sucre est nécessaire à la vie. Je voudrais malgré tout attirer l’attention sur un point – lorsque j’interviens, mes chers collègues, ce n’est pas très drôle : hier, je parlais d’épidémie de cancers ; aujourd’hui, je vais parler d’épidémie d’obésité…

L’obésité et la surcharge pondérale font partie des pathologies pointées du doigt par l’OMS dans les pays occidentaux, et pas seulement dans ces pays d’ailleurs. Ces pathologies sont certes liées à des changements d’habitude alimentaire, exploités, au sens économique du mot, sans connotation péjorative, par ceux qui fabriquent des produits alimentaires. Mon collègue Arnell le rappelait : on met du sucre dans des produits d’alimentation industriels qui ne devraient pas en contenir.

Il faut bel et bien agir non seulement sur le comportement alimentaire, mais aussi, comme cela a été dit, sur la sédentarité.

Pour autant, les différentes mesures qui contribuent à lutter contre ce grave problème de diabète, d’obésité, de surcharge pondérale, ne sont pas exclusives les unes des autres ; elles participent toutes à améliorer les comportements. Or il suffit aujourd’hui de se promener dans les rues pour constater, à observer les gens, qu’un véritable problème de santé publique est posé.

(…)

M. Michel Amiel. Mon intervention aura un peu la même tonalité que celle de M. Daudigny. Sur mon territoire est en effet implantée la deuxième usine Coca-Cola de France ! J’ai d’ailleurs reçu leurs représentants et j’ai discuté avec eux.

Néanmoins, en tant que médecin, je me bats depuis des années sur des questions de santé publique. La raison prend donc le pas ici. Après avoir développé certains arguments dans la discussion, je voterai bien évidemment cet article, qui va dans le bon sens.

Pour autant, madame la ministre, comme M. Daudigny, cette histoire de barème me trouble quelque peu. Je serai attentif à ce que les choses soient clarifiées. Au-delà de l’intention générale, au-delà de l’esprit de ce que nous votons, il y a des chiffres et des emplois. Nous savons tous qu’un plan de diminution d’emplois est prévu dans les usines. Il est certes raisonnable de mettre en avant les problématiques de santé, mais il faut aussi tenir compte de l’économie générale.

Sénat 360 du 2 novembre 2017

 

Capture d’écran 2017-11-06 à 09.26.55À l’occasion de la 10e journée mondiale du droit à mourir dans la dignité, je suis intervenu dans un débat sur Public Sénat concernant la fin de vie.

 

Vous pouvez voir cette émission, en cliquant ici (à partir de 54:45).

Journée mondiale du droit à mourir dans la dignité

À l’occasion de la 10e journée mondiale du droit à mourir dans la dignité, je tenais à rappeler combien il est difficile de légiférer sur la question de l’euthanasie.

Le cas de l’écrivain Anne Bert me semble significatif. Atteinte d’une maladie incurable, elle a choisi de ne plus vivre. Qu’en aurait-il été si elle avait fait ce choix dès l’annonce du diagnostic ? Une loi doit-elle le permettre ?

La pratique de la sédation profonde et continue me paraît toujours une solution susceptible de répondre à un grand nombre de situations : la loi sur la fin de vie de 2016 concerne en fait ceux qui vont mourir et non ceux qui veulent mourir.

Le concept de dignité ne doit-il pas s’appliquer à tous les cas ? Au droit de mourir dans la dignité, j’oppose celui de vivre dans la dignité, jusqu’au bout de ses choix. Le développement des soins palliatifs, tant à l’hôpital qu’à domicile, devrait pouvoir le permettre.

 

J’ai participé ce jour à un débat sur ce thème sur Public Sénat, débat que vous pouvez voir ou revoir ici (à 54:45).

19/20 de France 3 Provence-Alpes

Ce soir, j’étais l’invité du 19/20 de France 3 Provence-Alpes pour parler du rapport sur la psychiatrie des mineurs.

Vous pouvez voir ou revoir ce journal sur le site de l’émission.

Présidentielle 360 du 5 avril 2017

En tant que rapporteur de la Mission d’information sur la situation de la psychiatrie des mineurs en France,  je suis intervenu sur Public Sénat pour regretter le manque de pédopsychiatres et proposer des solutions :

https://twitter.com/publicsenat/status/849657212297330689

« De la pédopsychiatrie au bien-être et à la bonne santé mentale des jeunes »

Conférence de Presse au Sénat

Conférence de Presse au Sénat, le 5 avril 2017

C’est avec une grande satisfaction que j’ai présenté ce matin, en conférence de presse, le fruit du travail de la Mission d’information sur la situation de la psychiatrie des mineurs en France, dont je suis rapporteur.

Partant du constat d’une pédopsychiatrie notoirement insuffisante, la mission a, depuis janvier, procédé à 26 auditions et deux déplacements, afin d’enrichir sa réflexion.

Dans un  rapport intitulé « De la pédopsychiatrie au bien-être et à la bonne santé mentale des jeunes », elle avance 52 préconisations réalistes, articulées autour de trois objectifs :

– mobiliser l’ensemble des acteurs pour assurer une prévention et un repérage précoces ;

– permettre la continuité des soins dans la prise en charge ;

– renforcer le pilotage et la reconnaissance de la psychiatrie des mineurs et des disciplines associées.

Avant que le rapport ne soit mis en ligne dans son intégralité, je vous invite à lire son document de synthèse et je souhaite vivement que notre travail puisse constituer une contribution pour les futures autorités de santé publique.

Fin de vie : un an après, le choix de la dignité

 

Voila un an que la loi sur la fin de vie a été adoptée, non sans remous.

Projet pas assez abouti pour certains, projet allant déjà trop loin pour d’autres, ce texte a fait l’objet de nombreuses critiques plus ou moins fondées, ce qui a, hélas, entraîné de la confusion.

Je veux être clair : oui, il s’agit d’une avancée certaine pour les patients et pour les médecins, non il ne s’agit pas d’un début de suicide assisté ou d’euthanasie.

Bien trop souvent incomprise, cette loi a un objectif simple, comme le rappelait Jean Leonetti : « dormir, avant de mourir, pour ne pas souffrir ». Oui, cette loi est une loi de compassion, qui s’adresse à tous et s’applique pour les gens qui vont mourir et non qui veulent mourir.

Certains détracteurs voient dans le refus d’accorder à tous le droit de choisir quand la mort intervient une atteinte à la dignité. Comment osent-ils ? La dignité ne peut se limiter à cette question du contrôle de la survenue de la mort. Qui décide ? Quand ?
Oui, cette loi n’implique nullement d’abréger la vie, mais bien d’abréger les souffrances.

La loi du 2 février 2016 a apporté la dignité dans le choix de la mort qui s’annonce proche et inévitable : elle donne le pouvoir à chaque citoyen de décider s’il veut être soulagé pour accueillir la mort. Cette décision s’impose au corps médical via des directives anticipées et, si besoin, une personne de confiance qui fait état de la volonté du patient de bénéficier de la sédation profonde et continue ou non.

La dignité, c’est aussi celle du corps médical, qui, après une réflexion collégiale, peut accompagner son patient dans un dialogue mieux encadré par la loi, avec des consignes claires sur les directives anticipées opposables ; cette loi a brisé la solitude et l’incertitude du corps médical face à la souffrance de la personne inconsciente en fin de vie.

Selon moi, il demeure un levier d’amélioration majeure : il faut multiplier les unités de soins palliatifs, notamment les unités mobiles.

Cette loi ne pourra s’appliquer de manière juste et complète sans un maillage territorial fort pour lutter contre la souffrance, sans un apprentissage généralisé par tous les étudiants en médecine des soins palliatifs et sans une information claire des patients sur les possibilités offertes par directives anticipées.

Le travail continue donc, mais un travail d’information de tous, pour tous, car la dignité c’est avant tout l’égalité d’accès aux solutions de soulagement des souffrances en fin de vie.

Constitution de la mission d’information sur la situation de la psychiatrie des mineurs en France

La mission a tenu sa réunion constitutive ce jour et a désigné son Bureau, dans lequel j’occupe la fonction de rapporteur.
Cette mission fait suite à la proposition de résolution que j’ai cosignée avec Jacques MÉZARD et déposée le 9 novembre 2016.

Dignité, mort et droit des citoyens

Depuis hier, M Jean-Luc Romero a lancé, via son l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), une campagne choc pour interpeller la classe politique et les candidats à la présidentielle. Ce « J’Accuse…! » prétend, entre autres, que le Président de la République laisse mourir de faim et de soif les personnes en fin de vie.

Comment osez-vous M. Romero ?

La dernière loi Leonetti, que j’ai eu l’honneur de rapporter au Sénat, constitue une avancée majeure pour le droit à mourir dans la dignité.

Non, cette loi n’est pas une loi écrite pour les médecins, mais bien pour les citoyens.

Elle établit un droit des patients à ne pas souffrir, elle leur donne un droit réel de décider de leur destinée grâce à des directives anticipées contraignantes.

Elle permet, selon les mots de M. Leonetti, d’ouvrir un droit de « dormir pour ne pas souffrir avant de mourir ». Comment ne pas y voir un respect de la dignité ?

Oui, sa rédaction s’est concentrée sur la souffrance des personnes en fin de vie, et la sédation que chacun est désormais en droit de demander répond à cette attente de ne pas agoniser dans de terribles souffrances.

Le pas vers un droit à la mort n’a pas été franchi, mais je ne saurais dire que cela ne représente pas un apport réel à la dignité des personnes en fin de vie. Cette loi est faite pour les gens qui vont mourir et non pour ceux qui veulent mourir, comme je l’ai souvent rappelé lors de mes interventions, elle ne constitue donc certes pas un droit à la mort, mais un droit à une mort apaisée.

Alors que l’association appelle, en ce jour de 9ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, à un grand rassemblement citoyen, je souhaite, pour ma part, inviter à la réflexion sur ce qu’est la dignité, réflexion qui a guidé nos travaux tout au long de l’examen de la loi du 2 février 2016.

Constitution de la mission d’information sur l’intérêt et les formes possibles de mise en place d’un revenu de base en France

La mission a tenu sa réunion constitutive ce jour et a désigné son Bureau, dans lequel j’occupe la fonction de vice-président.
Les auditions de la mission débuteront le jeudi 9 juin 2016.

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