Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Dossier : International (page 2 à 3)

Conclusions de la mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France

Je suis intervenu dans l’hémicycle sur les conclusions de cette mission d’information à laquelle j’ai participé tout au long de l’année 2016.

Vous pouvez lire ci-dessous le discours que j’ai prononcé lors de la discussion générale ou en regarder la vidéo.

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, loin de tout angélisme, loin de toute stigmatisation, la question préalable est de savoir si l’islam est compatible avec la laïcité affichée par la République française, bref, s’il accepte la séparation du spirituel et du pouvoir temporel.
Rappelons, au passage, que la séparation entre les deux est déjà annoncée par le célèbre « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », et qu’elle prélude à ce que Marcel Gauchet appelle « le désenchantement du monde ». Or voilà que, loin de le réenchanter, une dérive mortifère de l’islam que j’appellerai « islamisme radical », phénomène qui recouvre en fait plusieurs réalités, nous propose un projet de chaos, de mort non seulement physique, mais aussi spirituelle.
L’affrontement entre un islam que je qualifierai volontiers d’islam des Lumières et une lecture radicale du Coran existe pour ainsi dire depuis le commencement de l’extension de l’islam : ainsi Averroès, au début du XIIesiècle, se risque dans la philosophie et sera accusé d’hérésie.
À l’opposé, une lecture idéologique conservatrice du Coran prétend retrouver l’islam « pur » des origines : c’est le wahhabisme, du nom de son fondateur, dont l’alliance avec la dynastie saoudienne, au XVIIIe siècle, est à l’origine de ce mouvement théologico-politique.
Nous sommes donc au cœur du sujet. Je partirai d’un postulat : dans notre République laïque, l’islam comme toute autre religion d’ailleurs, ne saurait se prévaloir d’une fonction politique.
Pour autant, un État, fût-il laïc, a-t-il vocation à contrôler la pratique d’une quelconque religion ? C’est ce que j’ai appelé une forme de gallicanisme.
Bien sûr, il y a la piste concordataire, que l’on ne saurait remettre en question en Alsace-Moselle, dérogation à la laïcité que l’on ne saurait pas davantage étendre à l’ensemble du territoire français.
Plusieurs points essentiels sont à retenir dans les travaux de la mission, à laquelle j’ai participé avec grand intérêt.
D’abord, il existe une difficulté véritable à engager un dialogue institutionnel unifié avec une religion qui ne possède ni clergé hiérarchisé ni organisation centralisée. La précédente majorité présidentielle avait souhaité la constitution d’un Conseil français du culte musulman, mais il n’est pas reconnu par tous les musulmans comme représentatif.
S’agissant de la formation des imams, le CFCM travaille à l’élaboration d’une charte. Un tel document me conviendrait très bien et pourrait contenir l’engagement d’un respect absolu des lois de la République.
À mon tour d’évoquer la loi de 1905, qui contient un élément essentiel en son article 35, lequel punit d’une peine d’emprisonnement tout discours prononcé, affiché ou distribué publiquement dans un lieu de culte qui contiendrait « une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique ».
Rappelons enfin que, si la loi de 1905 affirme la neutralité de la République, celle-ci ne doit pas être confondue avec la neutralité des citoyens. Il est essentiel sur ce sujet de chercher la meilleure conciliation entre ordre public, liberté de culte et liberté d’association.
De plus, la notion de formation est elle-même ambiguë : vise-t-on la formation théologique ou la formation républicaine ?
Lors des auditions des autorités religieuses, les rapporteurs ont pu avoir la confirmation que rien n’interdisait le prêche en français. En effet, si la langue sacrée de la religion est bien l’arabe, la langue des musulmans français est le français.
Toutefois, la question se pose quand les imams sont détachés, voire fonctionnaires d’États extérieurs. Ils devraient alors, me semble-t-il, s’adapter au contexte socioculturel français, y compris à la langue.
Concernant l’origine du financement du culte, il faut s’efforcer à un maximum de transparence, que les fonds proviennent des fidèles en France ou qu’ils soient d’origine étrangère, ce qui ne paraît finalement concevable au vu de ce qui se pratique dans les autres religions. Dans les deux cas, la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, créée en 2005 sous l’impulsion de Dominique de Villepin, me paraît la meilleure option.
Quant au halal, plus qu’une pratique religieuse qui se voudrait conforme à la loi coranique, il est devenu, hélas ! un véritable marqueur identitaire, au même titre que le port du voile ou de la burqa.
Même si ce concept est extrêmement débattu, il me paraît intéressant comme source potentielle de financement. Une redevance sur l’abattage serait plus appropriée et présenterait le mérite de la clarté, tout en représentant une recette non négligeable.
Mes chers collègues, je remercie tous ceux qui ont permis cette mission. Je salue particulièrement sa présidente Corinne Féret, son rapporteur, Nathalie Goulet, et son corapporteur, André Reichardt.
Comme l’écrivait Spinoza, « je me suis soigneusement abstenu de tourner en dérision les actions humaines, de les prendre en pitié ou en haine ; je n’ai voulu que les comprendre ».
Je terminerai sur une touche d’espoir en citant le docteur Khalid bin Mohammed Al Ankary, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, qui affirmait lors d’une audition : « Le musulman doit respecter le droit et les lois du pays dans lequel il vit. Toute personne qui manque à ce principe ne peut prétendre respecter l’islam car il s’agit alors d’une interprétation erronée de la religion. On ne peut rendre l’islam responsable de tels actes. La France est l’un des pays qui respecte le mieux les libertés des musulmans et nous ne devons pas faire l’amalgame entre les libertés personnelles et le devoir que chaque musulman de respecter la société dans laquelle il vit. » Encore faut-il mettre en conformité ses paroles et ses actes ! (Applaudissements sur les travées du RDSE, du groupe socialiste et républicain, de l’UDI-UC et du groupe Les Républicains.)

Conclusions de la mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France (2)

Cet après-midi, je suis intervenu dans l’hémicycle au cours du débat sur les conclusions de la mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France (à 13:21:50).

Tous les négationnismes enfin sanctionnés

Aujourd’hui, dans l’hémicycle du Sénat, je suis fier d’avoir voté, avec mes collègues Mireille Jouve et Jean-Noël Guérini, un amendement qui permettra de pénaliser le négationnisme des génocides et des crimes contre l’humanité.

Au cours de l’examen du projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté, au chapitre dédié à la lutte contre le racisme et les discriminations, 156 sénateurs contre 146 ont dépassé les clivages politiques pour adopter par scrutin public un amendement de rétablissement de l’article 38ter, dans les mêmes termes que celui de l’Assemblée nationale, créant un délit de négation, minoration ou banalisation  des crimes de génocide et des autres crimes contre l’humanité.

Je salue cette grande avancée concernant la reconnaissance de tous les crimes contre l’humanité, de tous les génocides, comme celui des Arméniens de 1915.

En effet, si le négationnisme est intolérable, c’est qu’il constitue, dans le cas du génocide, un stade ultime : il marque la volonté de conserver au crime la spécificité qui fut la sienne, une élimination totale, sans restes, sans traces.

Comme pour chaque crime contre l’humanité, la banalisation et la minoration seront désormais punissables, car aucun de ces actes ne saurait être effacé, ne devrait être effacé de la mémoire collective, de la mémoire de l’humanité.

Elie Wiesel, dans La Nuit, écrivait que « L’oubli signifierait danger et insulte. Oublier les morts serait les tuer une deuxième fois. Et si, les tueurs et leurs complices exceptés, nul n’est responsable de leur première mort, nous le sommes de la seconde. » .

Désormais, ce sera passible de sanctions pénales.

L’homme derrière la photo

© ELNET

© ELNET

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris, ce matin, le décès de Shimon Peres, que j’ai eu la chance de rencontrer.

Cet immense homme d’État aura été pour son pays, Israël, un véritable visionnaire et un ardent défenseur de la paix.

Celui dont l’Histoire retiendra le prix de Nobel de la paix 1994 pour son rôle dans les accords d’Oslo était plus complexe qu’il n’y paraissait.

Celui qui voulait d’un État d’Israël vivant en paix avec ses voisins, dans un dialogue rendu possible entre deux peuples, commença sa carrière d’homme d’État au sein du Ministère de la Défense.

Artisan de la paix, il a d’abord cherché les moyens de défendre Israël contre la guerre, en organisant l’armement de son pays.

Le cours de la vie, le recul sur les choses ont transformé le faucon en colombe.

La célèbre photo de la poignée de main devant Clinton en 1993 n’aurait pu avoir lieu si, avec un soupçon d’audace et sans en avertir Rabbin, il n’avait amorcé le dialogue avec Arafat. De ce jour, où il déclara « Plus qu’un accord, (…) une révolution, hier un rêve, aujourd’hui un engagement », il voulut ajouter de l’espoir à la détermination. Il cita même l’Ecclésiaste : « il y a un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Le temps de la paix est arrivé ».

Puisse-t-il être entendu par-delà sa disparition !

 

 

Ils n’ont pas reçu le Dalaï-Lama : le bal des hypocrites

Je vous invite à lire la tribune que j’ai consignée avec un certain nombre de parlementaires à l’occasion de la venue du Dalaï-Lama en France (publiée ce 17 septembre par L’Obs.fr).

Contre les génocides et le négationnisme, les parlementaires d’Europe s’engagent

Je suis signataire d’une tribune publiée ce jour dans de nombreux journaux par des parlementaires de 32 pays différents : « Contre les génocides et le négationnisme, les parlementaires d’Europe s’engagent ».

En effet, j’estime essentiel de m’engager dans le « Réseau Elie Wiesel » pour la prévention des crimes de masse et génocides et contre le négationnisme.

Persécutions des chrétiens au Nigéria

Le groupe de liaison avec les chrétiens et les minorités au Moyen-Orient a reçu ce jour les représentants de l’ONG Portes ouvertes, venus nous faire part de la situation très préoccupante des chrétiens du Nigéria depuis que les islamistes de Boko Haram ont proclamé un califat dans le nord-est du pays. Si l’enlèvement des lycéennes de Chibok a particulièrement marqué les esprits, il faut savoir que les chrétiens du Nigéria subissent chaque jour des persécutions, avant tout du fait des extrémistes se revendiquant de l’Islam, même si les rivalités ethniques et les systèmes de corruption jouent également un rôle non négligeable. Des personnes sont kidnappées, torturées ou tuées, des femmes violées, des églises incendiées. Les agressions s’avèrent plus graves et plus nombreuses dans les douze états du nord régis par la charia, mais la pression subie par les chrétiens, comme par les musulmans modérés, s’étend aux états voisins et s’intensifie, jusqu’à ne laisser aucun espace de liberté pour la pratique de la foi. La terreur engendre alors de nombreux déplacés.

Le Nigéria a beau être constitutionnellement un Etat laïc, censé garantir la liberté de religion, l’élite au pouvoir, originaire du nord, a laissé commettre les pires exactions sans se donner les moyens nécessaires pour y mettre fin.
On peut malheureusement craindre que la situation n’empire encore en raison des liens qui s’établissent entre Boko Haram, Al-Qaïda au Maghreb Islamique et d’autres groupes radicaux, influencés par le « modèle » que représente le groupe Etat Islamique. De surcroît, des violences sont perpétrées par les éleveurs musulmans nomades peuls et haoussas dans la région de la ceinture centrale du Nigéria.

Il faut le rappeler : la liberté de religion est un principe fondateur des droits de l’homme, liberté de pratiquer, ou non, de croire, ou non, etc.
C’est pourquoi les discriminations et les persécutions dont souffrent les communautés chrétiennes sont particulièrement intolérables, non seulement au Nigéria, mais encore dans tout le Moyen-Orient, notamment en Syrie ou en Irak, théâtres de guerres. Oui, la violence terroriste mondiale porte aujourd’hui le masque de l’Islam. Cependant, il n’est nullement question d’alimenter l’islamophobie, car cette violence est portée par des personnes qui se réclament de l’Islam, mais cela n’est pas l’Islam.
C’est pourquoi, au-delà des clivages politiques, le groupe de liaison avec les chrétiens et les minorités au Moyen-Orient œuvre à recueillir des témoignages et demeure vigilant sur le sort des communautés menacées.

Question au Gouvernement sur la situation du Haut-Karabagh

Le 5 avril 2016, j’ai interrogé le ministre des affaires étrangères sur les affrontements qui opposent les forces azerbaïdjanaises et arméniennes dans le Haut-Karabagh.

Question au Gouvernement sur la situation du Haut-Karabagh

Vous pouvez regarder la vidéo de la question ou en lire le texte, extrait du compte rendu intégral des débats :

M. le président. La parole est à M. Michel Amiel, pour le groupe du RDSE.

M. Michel Amiel. Ma question s’adresse à M. le ministre des affaires étrangères et concerne la crise qui frappe le Haut-Karabagh.

Cette crise réveille les blessures d’un conflit qui, dans les années quatre-vingt-dix, avait fait pas moins de 30 000 morts.
Des affrontements ont débuté dans la nuit du vendredi 1er avril et opposent les forces azerbaïdjanaises et arméniennes. Les premiers bilans humains laissent craindre une reprise durable du conflit pour le contrôle de cette partie montagneuse du Caucase, à fort enjeu politique, stratégique pour l’acheminement des hydrocarbures, et peuplée par 150 000 personnes environ, majoritairement des Arméniens. L’escalade militaire dans cette région intervient à un moment où la Russie et la Turquie sont en pleine crise diplomatique.
Cela fait près de vingt-deux ans maintenant que, dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’OSCE, vingt-deux pays au sein du groupe de Minsk, coprésidé par la France, les États-Unis et la Russie, cherchent une issue à ce conflit.
Alors même que sont réunis aujourd’hui à Vienne des médiateurs pour essayer d’arriver à une solution et qu’un cessez-le-feu aurait été trouvé en ce début d’après-midi, je souhaiterais connaître votre sentiment, monsieur le ministre.
Le représentant du Haut-Karabagh en France a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes à une telle escalade qu’il ne suffit plus de se contenter d’appels pour revenir au calme. Il faut absolument prendre des mesures sérieuses et concrètes, pour contraindre le pouvoir du régime azerbaïdjanais à cesser cette attaque, cette offensive et surtout ces bombardements sur les villes. »
Dois-je rappeler le triste bilan de l’Azerbaïdjan dans nos efforts de rapprochement : suspension des négociations pour un accord d’association avec l’Union européenne en 2014, fermeture du bureau de l’OSCE à Bakou en 2015 ?
Ainsi, monsieur le ministre, je me dois de vous demander quelle est, au-delà de la posture convenue d’appel à un cessez-le-feu, la position de la France dans ce conflit. Quelles initiatives concrètes le gouvernement français compte-t-il prendre à travers le groupe de Minsk ? (Applaudissements sur les travées du RDSE, ainsi que sur certaines travées du groupe socialiste et républicain et de l’UDI-UC.)

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État chargé des affaires européennes.

M. Harlem Désir, secrétaire d’État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes. Monsieur le sénateur, vous avez parfaitement raison de souligner le caractère extrêmement grave des affrontements qui ont repris vendredi soir au Haut-Karabagh.

La France, vous l’avez rappelé, joue un rôle particulier dans ce conflit. En tant que coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE, aux côtés de la Russie et des États-Unis, elle a en charge la tentative d’une solution de paix entre l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabagh. Elle suit donc avec une très grande attention l’évolution de la situation.
Toutes les autorités de l’État sont mobilisées. Dès samedi, le Président de la République a appelé au cessez-le-feu. Jean-Marc Ayrault s’est également entretenu samedi avec son homologue arménien, puis avec son homologue azerbaïdjanais. Il a insisté sur le fait que ce conflit ne pouvait être résolu par la force et qu’un retour rapide à la table des négociations était indispensable.

M. Alain Néri. Et urgent !

M. Harlem Désir, secrétaire d’État. Ces démarches ont déjà produit leurs premiers effets. Il était bel et bien urgent que cessent des affrontements meurtriers.

Un cessez-le-feu a été annoncé. La France demande à ce qu’il soit entièrement, intégralement respecté.

M. Alain Néri. Très bien !

M. Harlem Désir, secrétaire d’État. Les parties au conflit ont accepté de recevoir les médiateurs du groupe de Minsk, qui se rendent sur place aujourd’hui même. Ils seront à Bakou ce soir, puis ils iront à Stepanakert et à Erevan.

Parallèlement, l’OSCE est saisie à Vienne. Nous sommes en contact étroit avec l’Allemagne, qui préside actuellement cette organisation. Jean-Marc Ayrault s’entretient du reste en ce moment même avec son homologue allemand, qui est en visite à Paris.
Notre mobilisation est la hauteur de la gravité de l’enjeu.
Le Président de la République ne ménagera aucun effort. Il a déjà accueilli le président azerbaïdjanais Aliyev et le président arménien Sarkissian à Paris, et il a indiqué qu’il était disposé à les recevoir de nouveau.

M. Jean-François Husson. Il est sur tous les fronts !

M. Harlem Désir, secrétaire d’État. Notre mobilisation est indispensable. On ne peut pas parler de « conflit gelé » à propos d’un affrontement qui a fait des milliers de victimes depuis près de trente ans. On ne peut laisser perdurer indéfiniment un foyer de déstabilisation potentielle dans une région qui est déjà en proie à de graves instabilités.

M. le président. Veuillez conclure, monsieur le secrétaire d’État !

M. Harlem Désir, secrétaire d’État. Notre engagement est constant. Il est clair. Il a pour base les principes dits « de Madrid » : le non-recours à la force, le respect de l’intégrité territoriale des États et le droit à l’autodétermination des peuples. J’insiste sur ce point, car c’est là la condition d’une paix durable dans la région. (Applaudissements sur plusieurs travées du groupe socialiste et républicain, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

M. Alain Néri. Bravo !

Constitution de la mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France et de ses lieux de culte

La mission a tenu sa réunion constitutive ce mercredi 13 janvier et a désigné son Bureau, dans lequel j’occupe la fonction de vice-président.

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