Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Auteur: MAmiel (page 1 à 38)

Question écrite : Étang de Thau

Question écrite n°08873, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 14 février 2019 :

M. Michel Amiel attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation suite aux problèmes que subissent les conchyliculteurs de l’étang de Thau. Les conchyliculteurs de Thau ont été frappés au cours de l’été 2018 par la « malaïgue » – mauvaise eau en occitan – qui se caractérise par une coloration blanche des eaux et ne s’était pas manifestée sur l’étang depuis 2006. Ce phénomène de propagation d’algues lié au réchauffement climatique engendre une chute de la teneur en oxygène de l’eau qui décime les huîtres. À cause de cette conjonction de chaleurs caniculaires et d’absence de vent, un tiers de la production annuelle d’huîtres (2703 tonnes d’huîtres, en valeur, 4,7 millions d’euros) et la totalité des moules (1218 tonnes de moules mortes, ce qui représente une valeur de 1,22 million d’euros) ont été tuées dans l’étang.  Plus de cinq mois après cet épisode, l’étang est toujours considéré comme en période de « post-malaïgue », période qui se caractérise par une explosion du phytoplancton (appelée le « bloom »). La présence de phytoplancton freine la croissance des coquillages. Certes l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) a déjà engagé plusieurs actions comme la création de deux zones afin de limiter l’impact des suspensions de récolte sur la conchyliculture, mais les inquiétudes des acteurs locaux persistent. Alors que cette zone de près de 7000 hectares, qui constitue à la fois un écosystème d’exception et la plus grosse zone conchylicole de la Méditerranée, représente près de 3000 emplois, il lui demande si une recherche et une expérimentation de méthodes de lutte contre le bloom seront mises en place.

Question écrite : Collision des navires Virginia et Ulysse et déclenchement du plan de lutte contre les pollutions maritimes

Question écrite n°08702, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 7 février 2019 :

M. Michel Amiel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la situation du littoral de la région Sud – Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) à la suite de la collision entre les navires Virginia et Ulysse. La collision entre deux navires au large de la Corse le 7 octobre 2018 a eu des conséquences dévastatrices au niveau de la pollution du littoral méditerranéen. Après le Var et notamment la réserve de Porquerolles, des galettes et boulettes de carburant ont atteint le parc national des calanques. Fin décembre 2018, près de deux mois après l’arrivée des premières galettes de fioul, l’impact écologique et financier de cette collision maritime n’était pas encore établi. Toutefois, malgré les demandes du président de ce parc, le plan contre les pollutions maritimes (POLMAR) n’avait pas été déclenché. Le préfet avait annoncé que l’État avait déjà engagé des procédures avec les assureurs (qui avaient mandaté et payé des sociétés pour effectuer la dépollution). Aussi, au-delà d’assurer la mise en œuvre du principe pollueur-payeur dans la situation actuelle, il lui demande si une réflexion s’ouvrira sur les conditions de déclenchement du plan POLMAR.

Sénateur à domicile, 4 février 2019

Avec un reportage tourné fin janvier 2019 à l’Hôpital Nord de Marseille.

France Bleu Provence, 1er février 2019

Ce matin, j’étais l’invité de la rédaction de France Bleu Provence :

Vous pouvez réécouter cet entretien sur le site de l’émission.

Gilets jaunes…

Lorsqu’on observe de près le mouvement des gilets jaunes, on est frappé par son caractère très hétérogène. Ce mouvement se revendique comme populaire, ce qu’il est en effet, non comme le peuple encadré par l’Etat Nation, ni la classe ouvrière comme produit du système capitaliste (selon Marx) dont elle constituerait la nouvelle noblesse, le sang bleu, mais une masse d’individus réunis par une profonde frustration, le sentiment d’être inutiles.
On est ainsi passé de revendications fiscales et économiques (trop de taxes, trop d’impôts) à des exigences participatives consistant à vouloir gérer son propre destin, à une vraie soif de « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln, à « la constante marche en avant vers des objectifs sans cesse nouveaux », comme l’écrit Hannah Arendt.

Ainsi, plus qu’un poujadisme sans Poujade puisque sans véritable leader, c’est un mouvement dont le ressort essentiel est de nature psychologique, une sorte de névrose collective où le désir d’exister, d’être entendu, désormais non refoulé, s’exprime en une explosion de violence et de haine, dirigées contre une élite pourtant élue (comme son nom l’indique) démocratiquement, mais qui n’est plus reconnue comme représentative.
Ces flambées d’antiparlementarisme où le peuple s’érige contre la démocratie, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Yascha Mounk, ne constituent pas un phénomène nouveau et font en général le lit au minimum de tentations autoritaires, si les institutions du pays où elles se produisent sont fragilisées. Ce fut le cas de l’Allemagne de Weimar et de la montée du nazisme ; c’est aujourd’hui le risque que court l’Europe qui n’est plus considérée par les masses populaires que j’évoquais plus haut comme une institution susceptible de les satisfaire : manque de proximité, excès de technocratie, institutions illisibles, à l’origine d’une défiance qui a pu entraîner le « Brexit » en Grande Bretagne et l’arrivée au pouvoir des populistes en Europe de l’Est mais aussi en Italie.

En France, s’ensuit la revendication de l’arme absolue de la démocratie participative, avec le référendum d’initiative citoyenne dont je ne suis pas certain que les pétitionnaires cernent bien les contours, mais qui cristallise la volonté pour ces masses d’être entendues à tout moment, sur n’importe quel sujet. Si cela correspond à notre époque de dictature de l’immédiateté relayée par les réseaux sociaux et les chaînes de télévision en continu, qui ne laissent plus le temps de la réflexion, ce mouvement constitue toutefois quelque chose d’inédit dont le pouvoir politique ne peut faire l’économie.

L’émergence d’un leader charismatique pourrait constituer un véritable danger de glissement vers un populisme autoritaire, mais cela contredirait quelque part l’essence même de ce mouvement sans précédent. Reste que, livré à lui-même, son informité demeure son principal handicap, tout en le garantissant en même temps contre toute tentative de récupération.

Participons tous au Grand Débat National !

Ce Grand Débat vient de s’ouvrir, à l’initiative du président de la République.
Il doit permettre à tous les Français de s’exprimer sur les questions qui leur sont essentielles.
Quatre grands thèmes ont ainsi été définis :

– la transition écologique,
– la fiscalité et les dépenses publiques,
– la démocratie et la citoyenneté,
– l’organisation de l’Etat et des services publics.

Pour autant, aucun sujet n’y sera tabou.

Sur le portail dédié, granddebat.fr, on peut organiser soi-même une réunion locale ou, plus simplement, voir où y participer ; les différents événements sont recensés et faciles à retrouver grâce à une carte.
Depuis ce 21 janvier, on peut également apporter sa contribution en ligne. Il suffit de s’inscrire sur la plateforme, de renseigner son nom (ou un pseudonyme), son adresse mail et son code postal, puis d’accéder aux quatre questionnaires correspondant aux grands thèmes du Débat et d’y répondre uniquement aux questions fermées du formulaire, avec « oui » ou « non », ou bien de compléter également les questions ouvertes.
Toutes ces contributions seront collectées et analysées. Elles ont pour vocation d’élaborer un nouveau pacte économique, social et environnemental.

Je ne vois évidemment pas dans ce Grand Débat la panacée et je suis bien conscient des limites de l’exercice et des questions, nombreuses, qu’il soulève, tant sur le plan politique que logistique : restitution des données, prise en compte des doléances…
Toutefois, je pense sincèrement que cela peut constituer une solution pour formaliser les interrogations et apaiser la colère que l’on entend monter : le débat démocratique demeure, selon moi, le meilleur antidote à la violence et il importe donc que chacun puisse y prendre part.

Dispositifs médicaux – Audition de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé

Lors de l’audition de la ministre, j’ai abordé plusieurs questions :

  • l’apport des dispositifs médicaux ;
  • la mise en place d’une autorisation de mise sur le marché par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) des dispositifs de classe 3 ;
  • les prothèses mammaires ;
  • les fiches de matériovigilance à déclaration obligatoire ;
  • la possibilité de mettre en concurrence, comme on le fait dans l’évaluation des médicaments, une nouvelle technique avec une ancienne.

Audition de M. Jean-François Delfraissy, candidat proposé par le Président de la République à la présidence du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé

Au cours de cette audition, j’ai évoqué le risque que la PMA (procréation médicalement assistée) ouverte à toutes ne paralyse les débats sur la révision de la loi bioéthique. Une loi spécifique serait préférable.

 

Projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales – Examen du rapport et du texte de la commission

Lors de cet examen, j’ai établi une distinction entre urgence, indispensable à traiter, et traitement de fond, également nécessaire, rappelant que c’est davantage la question d’inégalités que celle du pouvoir d’achat qui est posée.

 

Projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales – Audition de Mmes Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, et Muriel Pénicaud, ministre du travail

Lors de l’audition de ces deux ministres, j’ai demandé des précisions concernant la revalorisation de la prime d’activité, le changement de plancher de la CSG  et les pistes en matière de recettes dans un contexte de croissance plus basse que prévu.

Pages suivantes

© 2019 Michel AMIEL

Theme by Anders NorenUp ↑