Suite aux résultats du second tour des municipales du 28 juin dernier, la liste que j’ai menée est arrivée en tête aux Pennes-Mirabeau.
Le 4 juillet, j’ai retrouvé mon écharpe de maire et, conformément à la promesse que j’ai faite à mes concitoyens, j’entends désormais me consacrer uniquement à ma commune.

À l’heure où la réglementation sur le non-cumul des mandats me conduit donc à démissionner de mon mandat de sénateur, je mesure combien cette expérience a été enrichissante.
J’ai été fier et heureux de participer aux travaux du Sénat.

Parmi les nombreux textes examinés, si je devais n’en retenir qu’un, exercice ô combien difficile, je choisirais néanmoins la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des personnes malades et des personnes en fin de vie. Cette loi de compassion donne le pouvoir à chaque citoyen de décider s’il veut être soulagé pour accueillir la mort quand elle se fait proche et inévitable : elle permet la sédation profonde et continue, c’est-à-dire le droit d’être endormi pour ne pas souffrir avant sa mort. Elle réaffirme l’importance des soins palliatifs et la place du patient dans les décisions de fin de vie (au travers de directives anticipées, ou de la désignation de la personne de confiance).

J’aimerais également évoquer deux missions d’information marquantes, sur la situation de la psychiatrie des mineurs en France et sur la réinsertion des mineurs enfermés, et la rédaction, pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, d’une note scientifique intitulée « Neurosciences et responsabilité de l’enfant ». Les lectures et les rencontres qui ont jalonné ces travaux ont renforcé ma conviction que la jeunesse doit être une véritable priorité et donc relever des missions régaliennes. Il ne faut jamais oublier que si un enfant en danger peut devenir dangereux, un enfant dangereux, lui, est toujours en danger.

Enfin j’ajouterai un dernier mot sur le groupe interparlementaire d’amitié France-Yémen que j’ai eu l’honneur de présider, pour former le vœu sincère que la paix puisse advenir au Yémen, pays où tant d’enjeux géopolitiques, économiques, humanitaires et culturels s’entrecroisent.

Comme j’avais ouvert ce blog sur des mots de René Char, je souhaiterais le clore en empruntant à ce poète ce beau message extrait d’une lettre à Albert Camus :
« Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi contre toute attente l’espérance survit. »