Question écrite n°16501, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 4 juin 2020 :

M. Michel Amiel attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les aides exceptionnelles prévues dans le cadre du déconfinement pour les jeunes précaires issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Lors de la présentation devant notre assemblée, le 4 mai 2020, du plan de déconfinement, le Premier ministre avait annoncé souhaiter verser aux jeunes précaires impactés par les conséquences de la crise du Covid-19 une aide exceptionnelle de près de 200 euros.

Cette aide, bienvenue notamment pour les étudiants ayant perdu leur emploi, ou touchant des aides personnalisées au logement (APL), ne permet toutefois pas de prendre en compte l’ensemble de la population jeune, en particulier les jeunes issus de l’ASE.

Un guide a certes bien été publié dans la foulée, le 10 mai 2020, concernant les recommandations générales et spécifiques de l’ASE, prévoyant que « (…) le conseil départemental ne peut mettre fin pendant cette période à la prise en charge au titre de la protection de l’enfance des majeurs ou mineurs émancipés précédemment pris en charge dans le cadre de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Une attention particulière est portée aux jeunes qui ont atteint et atteignent pendant la période de déconfinement l’âge de 21 ans pour lesquels une coordination entre institutions s’organise afin qu’ils ne se retrouvent sans réponses à leurs besoins (logement, démarches d’insertion…) ». Mais rien ne fait mention des aides exceptionnelles pour ce public.

Aussi, il lui demande s’il compte faire bénéficier les jeunes entre 18 et 25 ans issus de l’ASE de cette aide exceptionnelle, quand on sait la situation de précarité que connaissent ceux qui ne sont ni étudiants, ni allocataires de la CAF.