Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Mois : juin 2020

Question écrite : Distribution de la presse

Question écrite n°16678, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 11 juin 2020 :

M. Michel Amiel attire l’attention de M. le ministre de la culture sur la situation de la distribution de la presse, suite à la décision du 15 mai 2020 du tribunal de commerce de Paris de placer Presstalis en redressement judiciaire et de prononcer la liquidation immédiate et sans continuité d’activités de ses filliales (la société d’agence et de diffusion – SAD et la société pour la promotion et la communication – SOPROCOM). Cette liquidation est d’abord un drame. Elle atteint au cœur une filière qui est déja mise à mal : entre le déclin de la presse écrite (faible tirage) et les difficultés liées au Covid-19 (distribution perturbée sur l’ensemble du territoire), ce sont plus de 80 000 emplois qui sont en jeu. Selon la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ». Elle a toujours été perçue comme un corollaire de notre démocratie : ce droit fondamental d’informer, de nourrir le débat, de permettre le pluralisme est au cœur du fonctionnement de notre société. La mission de distribution de la presse est essentielle au bon fonctionnement de notre pays. Aussi, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement entend prendre comme mesures non seulement pour s’assurer de l’avenir des 512 salariés licenciés, mais aussi du maintien des emplois de la filière de la diffusion de la presse (kiosquiers et autres), et s’il compte convoquer une table ronde en ce sens réunissant les acteurs du secteur.

Question écrite : Soutien aux jeunes de l’aide sociale à l’enfance

Question écrite n°16501, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 4 juin 2020 :

M. Michel Amiel attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les aides exceptionnelles prévues dans le cadre du déconfinement pour les jeunes précaires issus de l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Lors de la présentation devant notre assemblée, le 4 mai 2020, du plan de déconfinement, le Premier ministre avait annoncé souhaiter verser aux jeunes précaires impactés par les conséquences de la crise du Covid-19 une aide exceptionnelle de près de 200 euros.

Cette aide, bienvenue notamment pour les étudiants ayant perdu leur emploi, ou touchant des aides personnalisées au logement (APL), ne permet toutefois pas de prendre en compte l’ensemble de la population jeune, en particulier les jeunes issus de l’ASE.

Un guide a certes bien été publié dans la foulée, le 10 mai 2020, concernant les recommandations générales et spécifiques de l’ASE, prévoyant que « (…) le conseil départemental ne peut mettre fin pendant cette période à la prise en charge au titre de la protection de l’enfance des majeurs ou mineurs émancipés précédemment pris en charge dans le cadre de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Une attention particulière est portée aux jeunes qui ont atteint et atteignent pendant la période de déconfinement l’âge de 21 ans pour lesquels une coordination entre institutions s’organise afin qu’ils ne se retrouvent sans réponses à leurs besoins (logement, démarches d’insertion…) ». Mais rien ne fait mention des aides exceptionnelles pour ce public.

Aussi, il lui demande s’il compte faire bénéficier les jeunes entre 18 et 25 ans issus de l’ASE de cette aide exceptionnelle, quand on sait la situation de précarité que connaissent ceux qui ne sont ni étudiants, ni allocataires de la CAF.

© 2020 Michel AMIEL

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