Question écrite n°12887, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 31 octobre 2019 :

M. Michel Amiel attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les problèmes liés aux moteurs défectueux commercialisés par Renault. Alerté par de nombreux consommateurs, l’association UFC-Que choisir a étudié les cas de vice de fabrication constatés sur les moteurs à essence 1.2 TCe et 1.2 DIG-T (série Euro 5 de type H5) de la marque Renault. On estime que 400.000 véhicules pourraient être touchés, avec des dommages allant jusqu’à la casse du moteur. Mise en demeure par l’UFC-Que choisir de procéder à un rappel, la société Renault a opposé un refus en arguant que : « la surconsommation d’huile ne porte en aucun cas atteinte à la sécurité de nos produits ou de nos clients ». À ce jour, la marque n’a pas procédé à un rappel, ni n’a généralisé la prise en charge des réparations, préférant agir au cas par cas. Au vu des risques de surconsommation d’huile et du dégagement des fumées d’échappement bleues qui aggravent l’impact environnemental de ces véhicules, il lui demande si ses services, notamment la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), comptent agir afin que chaque utilisateur de ces véhicules puisse faire remplacer les produits défectueux aux frais du constructeur.