L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a validé ce jour le cadre pratique proposé le 28 juin dernier par un groupe d’experts (CSST) afin de permettre l’accès au cannabis à visée thérapeutique et se dit prête à en préparer les modalités techniques.

Ce test en situation réelle permettra de prescrire du cannabis thérapeutique à des patients en impasse thérapeutique, qu’ils soient en soins palliatifs ou souffrent de certaines formes d’épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses), d’effets secondaires des chimiothérapies ou encore des contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d’autres pathologies du système nerveux central.
Il ne s’agit évidemment pas de « joints sur ordonnance » puisque le cannabis sera soit inhalé (huile, fleurs séchées) soit ingéré (solutions buvables, gouttes et capsules d’huile). La prescription initiale sera par ailleurs réservée à des médecins exerçant dans des centres de référence. Tous les médecins participant à l’expérimentation devront être volontaires et avoir obligatoirement suivi une formation spécifique.

Favorable depuis longtemps à l’usage des propriétés du cannabis à visée thérapeutique, je ne peux que saluer cette expérimentation et, si l’évaluation l’encourage, espérer sa généralisation, afin de permettre de soulager enfin certaines douleurs très invalidantes.