Ce Grand Débat vient de s’ouvrir, à l’initiative du président de la République.
Il doit permettre à tous les Français de s’exprimer sur les questions qui leur sont essentielles.
Quatre grands thèmes ont ainsi été définis :

– la transition écologique,
– la fiscalité et les dépenses publiques,
– la démocratie et la citoyenneté,
– l’organisation de l’Etat et des services publics.

Pour autant, aucun sujet n’y sera tabou.

Sur le portail dédié, granddebat.fr, on peut organiser soi-même une réunion locale ou, plus simplement, voir où y participer ; les différents événements sont recensés et faciles à retrouver grâce à une carte.
Depuis ce 21 janvier, on peut également apporter sa contribution en ligne. Il suffit de s’inscrire sur la plateforme, de renseigner son nom (ou un pseudonyme), son adresse mail et son code postal, puis d’accéder aux quatre questionnaires correspondant aux grands thèmes du Débat et d’y répondre uniquement aux questions fermées du formulaire, avec « oui » ou « non », ou bien de compléter également les questions ouvertes.
Toutes ces contributions seront collectées et analysées. Elles ont pour vocation d’élaborer un nouveau pacte économique, social et environnemental.

Je ne vois évidemment pas dans ce Grand Débat la panacée et je suis bien conscient des limites de l’exercice et des questions, nombreuses, qu’il soulève, tant sur le plan politique que logistique : restitution des données, prise en compte des doléances…
Toutefois, je pense sincèrement que cela peut constituer une solution pour formaliser les interrogations et apaiser la colère que l’on entend monter : le débat démocratique demeure, selon moi, le meilleur antidote à la violence et il importe donc que chacun puisse y prendre part.