L’actualité violente ne doit pas faire oublier que, fort heureusement d’ailleurs, un travail de fond continue à s’exercer dans bien des domaines.

C’est ainsi que, lors des débats du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, j’avais attiré l’attention de la ministre de la santé Agnès Buzyn sur l’importance de la restitution intégrale de la réserve prudentielle aux hôpitaux, puisque ces derniers avaient respecté les objectifs budgétaires.
Je rappelle que cette réserve constitue une partie des fonds servant au financement des hôpitaux, mis en réserve en début d’exercice budgétaire par le Gouvernement, qui peut décider de les restituer dans le budget des hôpitaux si ces derniers ont respecté leur objectif, le fameux ONDAM, objectif national des dépenses d’assurance maladie.
Ce geste, qui représente 415 millions d’euros rendus aux hôpitaux, ne réglera pas, bien évidemment, tous les problèmes qui perdurent à l’hôpital depuis des années, mais il constitue un encouragement aux nécessaires réformes dans le cadre du plan santé.

Ces quelques lignes peuvent paraître bien techniques pour tous ceux, y compris les professionnels de santé, qui n’ont pas l’habitude des questions d’économie de la santé. Pourtant, on ne peut tout simplifier à outrance, tant le monde dans lequel nous vivons est devenu complexe, ce qui explique, en partie, la lenteur des résultats obtenus avec les réformes en cours et à venir.