Vouloir inscrire l’interdiction du glyphosate dans la loi n’est pas un acte de défiance à l’égard du Gouvernement, encore bien moins à l’égard du monde agricole.
Si je suis parfaitement conscient de la nécessité de ne pas surtransposer des directives européennes, je conçois également la difficulté à trouver des solutions de remplacement que cela soit par la recherche de nouvelles molécules ou de nouvelles techniques d’exploitation des terres.
L’amendement que j’ai déposé n’est pas celui d’un sénateur des villes qui ne comprendrait rien aux dures réalités du monde des champs.
Il n’est pas non plus celui d’un « petit marquis de l’écologie » — selon l’expression du Ministre de l’agriculture, M. Stéphane Travert —, qui ne comprendrait rien aux réalités du monde économique.
Il marque simplement la volonté d’aiguillonner la réflexion de la puissance publique sur ce sujet difficile, y compris par la remise à plat de la méthodologie des études toxicologiques.
Le glyphosate est devenu un symbole de tout ce qu’il ne faut plus faire et l’inscription de son interdiction dans la loi ne va finalement guère plus loin que le communiqué de presse conjoint des ministres Hulot et Travert.