Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Mois : mai 2018 (page 2 à 2)

Audition du Pr. Sophie Caillat-Zucman en vue de sa reconduction à la présidence du conseil d’administration de l’Agence de la biomédecine

J’ai interrogé Sophie Caillat-Zucman sur la procréation médicalement assistée (PMA) « non médicale » et sur la remise en question du programme Maastricht III sur les dons d’organes.

Déplacement au Yémen – 25-28 mai 2018

A l’invitation de la Coalition, une délégation de parlementaires s’est rendue à Mareb, enclave « sécurisée » à deux heures de vol de Riyad, accompagnée de Christian Testot, ambassadeur de France au Yémen.

Il s’agit de la première délégation parlementaire à s’être rendue sur place.

Le contexte appelle néanmoins une très grande prudence, dans la mesure où le pays, en guerre, présente une complexité politique extrême. L’Arabie Saoudite compte y jouer un rôle prédominant, tant sur le plan politique, que militaire et humanitaire.

Le gouverneur de Mareb et son premier adjoint

Le gouverneur de Mareb et son premier adjoint

La ville de Mareb, en plein désert, jouit d’une certaine stabilité, voire prospérité. Le gouverneur la gère avec bonhomie. C’est un scheik issu d’une tribu importante, à laquelle les autres tribus se sont ralliées. Il y a du gaz et du pétrole, même si l’exploitation en est problématique ; le gaz était ainsi acheminé vers le centre Total, qui ne fonctionne plus. La population de la ville augmente de façon considérable. De nombreux réfugiés y cherchent un relatif havre de paix. On voit fleurir de nombreuses constructions… dans l’attente de jours meilleurs.

 

"L'aéroport" de Mareb

« L’aéroport » de Mareb

Nous sommes entrés dans le pays sans aucune autorisation du gouvernement yéménite, arrivés à Mareb par un avion militaire saoudien, l’aéroport, sécurisé par la Coalition, n’étant qu’une portion de désert terrassée, sans piste véritable.

Nous avons été en permanence accompagnés par des militaires saoudiens, même si la protection théorique demeure yéménite, matérialisée par la présence d’hommes en arme yéménites.

Les visites ont consisté en centres humanitaires, hôpitaux et camps de réfugiés ; une partie de la délégation a aussi rencontré des mères d’enfants soldats.

 

Anciens enfants soldats ramenés à une vie normale

Anciens enfants soldats ramenés à une vie normale

La délégation a visité le département du King Salman Center, en charge de la réadaptation des enfants soldats, dont sont très fiers les Saoudiens. Ce travail, a été salué par l’ONU et son Secrétaire général, qui devraient procéder à une extension de ces méthodes dans d’autres régions du monde.

 

Travail autour des prothèses de membres

Travail autour des prothèses de membres

Sur le plan humanitaire et sanitaire, notre travail consistera à tenter de lever une ambiguïté. Officiellement, les ONG sont bienvenues, c’est le discours qui est tenu par le King Salman Center.

Sur place, nous n’avons pourtant vu aucune ONG, en dehors d’une ONG turque qui forme des yéménites à la fabrication de prothèses de membres, suite aux dégâts provoqués par les mines antipersonnel.

Une table ronde réunissant les ONG devrait clarifier la situation sur la présence des ONG, non seulement à Mareb, mais aussi dans le reste du pays, et les difficultés qu’elles auraient à exercer leur travail en toute tranquillité.

La grave question du choléra entraîne des réponses extrêmement floues.

 

Le 16h00 de LCI du 22 mai 2018

Invité de LCI pour commenter la fusillade dans la cité de la Busserine à Marseille, j’ai réagi en direct aux exactions des Black blocs en marge de la manifestation parisienne des fonctionnaires.

On va plus loin du 16 mai 2018

J’ai participé, sur Public Sénat, à un débat autour de l’insécurité dans les hôpitaux et de la suggestion d’y installer des caméras de surveillance.

Sénat 360 du 17 mai 2018

Cet après-midi, je suis intervenu sur le grand chantier de la politique familiale, lors d’un débat sur Public Sénat, dans l’émission « Sénat 360 ».

Mission d’information sur la réinsertion des mineurs enfermés : Audition de M. Laurent Solini, sociologue, auteur de l’ouvrage « Faire sa peine à l’établissement pour mineurs de Lavaur », et de Mme Léonore Le Caisne, ethnologue, auteure de l’ouvrage « Avoir 16 ans à Fleury, une ethnographie d’un centre de jeunes détenus »

Lors de cette audition, je me suis attardé sur les notions de mise en scène du milieu carcéral et d’hyper-institutionnalisation.

J’ai rappelé la différence de culture entre les éducateurs et les surveillants de la pénitentiaire.

J’ai également posé la question du triple rôle de la peine : punition, protection de la société et préparation à la sortie.

9 mai 1950 – 9 mai 2018 : 68 ans d’audace !

Aujourd’hui, c’est la Fête de l’Europe, 68e anniversaire de la déclaration de Robert Schuman.
Je vous invite à lire la tribune que j’ai signée à cette occasion :

Aujourd’hui, l’Union européenne célèbre un acte politique fondateur. Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, prononçait dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay un discours historique. Il appelait à mettre en commun les productions d’acier et de charbon française et allemande, contrôlées par une Haute autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays européens. L’objectif : encourager la coopération européenne et empêcher de manière pragmatique le retour des velléités guerrières et des nationalismes.

Si l’Europe est un vieux continent, l’Union européenne est une idée moderne, sans équivalent dans le monde. Bien sûr, le chemin de l’intégration sera long et fastidieux. Robert Schuman, en ce 9 mai 1950, en était pleinement conscient : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ». Mais ce jour-là, un appel a été lancé et un nouveau projet est né.

68 ans plus tard, la France peut être fière d’avoir été à l’initiative de ce projet ! Avec d’autres États membres, ennemis d’hier, désormais frères de destin, elle a su inventer un projet que le monde entier regarde avec la plus grande attention. Un projet moderne, audacieux, révolutionnaire !

Aujourd’hui, le 9 mai est devenu officiellement « la Journée de l’Europe », l’un des symboles européens aux côtés du drapeau aux douze étoiles, de l’hymne européen « l’Ode à la Joie » et de la devise « Unie dans la diversité ». Ce sont ces symboles qui, au quotidien, contribuent à identifier l’Union européenne comme une entité politique à part entière. Ce sont ces symboles qui, à travers le monde, nous définissent en tant que citoyens européens.

Oser dire oui à l’Europe quand tant d’autres la critiquaient, c’est aussi l’audace dont a fait preuve Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Aujourd’hui, le Président de la République est pleinement engagé pour bâtir une Europe unie, souveraine et démocratique, une Europe qui protège. C’est aussi cette ambition qui structure notre mouvement La République en Marche ! Rejetant toute idée de repli national, notre majorité souhaite le retour d’une France forte dans une Europe forte. Une France qui n’a pas l’Europe honteuse mais qui, au contraire, s’engage pour une Europe ambitieuse !

Le 19 octobre dernier, le président Emmanuel Macron annonçait que la France rejoignait les 16 pays européens qui, dans une déclaration commune annexée au Traité de Lisbonne, reconnaissent officiellement les symboles européens. Une initiative confortée quelques semaines plus tard par l’adoption à l’Assemblée nationale d’une proposition de résolution de Richard Ferrand et des députés La République en Marche ! visant à mieux promouvoir les symboles européens, notamment dans l’Hémicycle où le drapeau européen était contesté.

En ce 9 mai 2018, année du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, soyons fiers, en tant que citoyens français et européens, du chemin parcouru depuis 68 ans ! En quelques décennies, l’Union européenne s’est affirmée comme un espace juridique unique au monde où les valeurs d’État de droit et les libertés fondamentales sont consacrées et garanties par nos traités.

En ce 9 mai 2018, Journée de l’Europe, souvenons-nous que la construction européenne a apporté la paix sur notre continent. Elle est, à ce titre, un trésor mais un trésor fragile qu’il nous faut préserver et moderniser, sans relâche, car rien n’est jamais acquis.

En ce 9 mai 2018, souvenons-nous que notre histoire a été écrite par des personnalités courageuses et visionnaires qui, à l’instar de Robert Schuman et des premiers Pères fondateurs de l’Europe, ont eu l’audace d’inventer une œuvre politique inédite.

Mais cette histoire ne s’arrête pas là. Elle a su s’incarner également en la personne de Simone Veil. Résolument européenne au-delà de son histoire tragique personnelle, celle qui est devenue la première présidente élue du Parlement européen a toujours combattu les nationalismes et la peur. Son courage, son audace sont pour nous tous une éternelle source d’inspiration. Simone Veil a toute sa place aux côtés des Pères fondateurs : elle doit entrer au Panthéon européen comme au Panthéon national. Elle doit être reconnue officiellement comme « figure fondatrice de la construction européenne » par les institutions européennes. En tant que députés de La République en Marche !, c’est le vœu que nous formulons.

Enfin, soyons clairs, l’Europe c’est nous ! Son devenir dépend de chacune et de chacun d’entre nous. Le 17 avril, le Président de la République a officialisé le lancement des Consultations citoyennes sur l’Europe. Une initiative audacieuse et inédite : donner la parole aux citoyens européens, recueillir leurs impressions mais aussi leurs propositions pour refonder l’Europe. L’ensemble des autres États membres a accepté de s’engager dans cette démarche ; preuve que quand la France ose, quand elle propose, elle est écoutée.

En tant que députés français, nous espérons que cette consultation trouve le meilleur écho possible et appelons à la mobilisation de l’ensemble des élus locaux et forces vives des territoires. Souvent décriée et incomprise, l’Union européenne est loin des caricatures qu’en font ses plus fervents adversaires, avec cette propension à « européaniser les échecs et à nationaliser les réussites ». Mais elle doit aussi convaincre et se réinventer. C’est pourquoi les Consultations citoyennes représentent un enjeu majeur.

Le monde change, reconnaissons-le sans céder à la peur mais en cherchant ensemble des réponses communes à des défis communs : comment garantir notre sécurité intérieure et extérieure, comment défendre nos valeurs et notre liberté, comment garantir la compétitivité de notre économie et faire face à la révolution numérique, comment préserver notre modèle social et notre environnement ?

Citoyens français, citoyens européens, nous avons la parole ! Saisissons-la, avec audace !

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