À l’occasion de la 10e journée mondiale du droit à mourir dans la dignité, je tenais à rappeler combien il est difficile de légiférer sur la question de l’euthanasie.

Le cas de l’écrivain Anne Bert me semble significatif. Atteinte d’une maladie incurable, elle a choisi de ne plus vivre. Qu’en aurait-il été si elle avait fait ce choix dès l’annonce du diagnostic ? Une loi doit-elle le permettre ?

La pratique de la sédation profonde et continue me paraît toujours une solution susceptible de répondre à un grand nombre de situations : la loi sur la fin de vie de 2016 concerne en fait ceux qui vont mourir et non ceux qui veulent mourir.

Le concept de dignité ne doit-il pas s’appliquer à tous les cas ? Au droit de mourir dans la dignité, j’oppose celui de vivre dans la dignité, jusqu’au bout de ses choix. Le développement des soins palliatifs, tant à l’hôpital qu’à domicile, devrait pouvoir le permettre.

 

J’ai participé ce jour à un débat sur ce thème sur Public Sénat, débat que vous pouvez voir ou revoir ici (à 54:45).