J’ai visité ce matin le centre Epide de Marseille, en présence de Madame Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, de Monsieur Stéphane Bouillon, Préfet des Bouches-du-Rhône, ainsi que de collègues parlementaires.

Cette visite a été pour moi l’occasion de découvrir des structures d’accompagnement spécialisées, mises en place afin de favoriser l’insertion professionnelle et sociale de jeunes évoluant dans des conditions difficiles.

J’ai pu ainsi prendre la mesure du dévouement et du professionnalisme du personnel enseignant, qui a pour mission non seulement d’aider les jeunes dans leur apprentissage, mais également de leur inculquer un certain nombre de valeurs indispensables à leur réinsertion dans la société.

Aussi suis-je profondément convaincu que l’approche pédagogique mise en place par cet établissement est efficace : il s’agit de proposer un parcours personnalisé à ces jeunes, en fonction de leurs projets et au sein de classes à effectifs réduits.

J’estime également que la volonté du Gouvernement de créer davantage de structures similaires va dans le bon sens et permettra à terme la réinsertion de nombreux jeunes en difficulté.

Néanmoins, si la mise en place de tels centres reste indispensable, nous ne devons pas pour autant occulter les facteurs qui amènent les jeunes en situation de précarité à décrocher aussi bien sur le plan scolaire, professionnel que social.

En effet, ces jeunes sont les premiers à être touchés par les effets de la mondialisation, qui exacerbent la concurrence inter et intragénérationnelle où seuls les plus qualifiés peuvent prétendre à un statut social.

Aussi suis-je persuadé que la construction de nouveaux centres de réinsertion doit être couplée à la mise en place de mesures visant d’une part à lutter contre les inégalités notamment sur le plan de l’éducation et d’autre part à favoriser l’acquisition d’expériences professionnelles en particulier via l’apprentissage.
Sans ces mesures, nous ne resterons que dans une posture de réaction sans s’attaquer au problème de fond.