Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

L’homme derrière la photo

© ELNET

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C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris, ce matin, le décès de Shimon Peres, que j’ai eu la chance de rencontrer.

Cet immense homme d’État aura été pour son pays, Israël, un véritable visionnaire et un ardent défenseur de la paix.

Celui dont l’Histoire retiendra le prix de Nobel de la paix 1994 pour son rôle dans les accords d’Oslo était plus complexe qu’il n’y paraissait.

Celui qui voulait d’un État d’Israël vivant en paix avec ses voisins, dans un dialogue rendu possible entre deux peuples, commença sa carrière d’homme d’État au sein du Ministère de la Défense.

Artisan de la paix, il a d’abord cherché les moyens de défendre Israël contre la guerre, en organisant l’armement de son pays.

Le cours de la vie, le recul sur les choses ont transformé le faucon en colombe.

La célèbre photo de la poignée de main devant Clinton en 1993 n’aurait pu avoir lieu si, avec un soupçon d’audace et sans en avertir Rabbin, il n’avait amorcé le dialogue avec Arafat. De ce jour, où il déclara « Plus qu’un accord, (…) une révolution, hier un rêve, aujourd’hui un engagement », il voulut ajouter de l’espoir à la détermination. Il cita même l’Ecclésiaste : « il y a un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Le temps de la paix est arrivé ».

Puisse-t-il être entendu par-delà sa disparition !

 

 

1 commentaire

  1. Il est de tout temps des hommes d’exeptions ! Appelés à une destiné hors du commun qui font avancer l’humanite toute entière. RIP.

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