J’étais présent hier soir au meeting d’Emmanuel Macron.

J’ai beaucoup apprécié la liberté de ton, la manière frontale et très pragmatique qu’il a d’aborder les sujets, partant du réel et n’éludant aucune difficulté. Plusieurs passages de son discours m’ont paru particulièrement intéressants :

  1. La volonté de réconcilier les valeurs de notre devise, la Liberté, plutôt revendiquée par la droite, et l’Egalité, plutôt revendiquée par la gauche, réunies en solidarité, concept moderne de la Fraternité.
  2. Les trois grands défis de notre époque, qu’il a su aborder sans complexes  :
  •  la numérisation, qui a révolutionné notre mode de vie, dans notre rapport à l’autre, au temps et à la démocratie,
  •  la relation au travail, de plus en plus dérégulé, ce qu’il convient d’appeler uberisation de la société, qu’il faudra bien accompagner,
  •  le grand défi environnemental, puisque nous sommes dans l’ère de l’anthropocène (concept qui renvoie à l’impact des activités humaines sur l’environnement), même si le mot n’a pas été prononcé.
  1. Sa réflexion, claire, sur l’identité nationale et la laïcité, socle fondamental du pacte républicain.
  2. Son point de vue sur l’Europe, qu’il voit comme un creuset de paix et d’échanges économiques.

L’essai a été marqué, reste maintenant à le transformer, tant ce positionnement est inhabituel chez les politiques et s’inscrit dans la droite ligne des Pierre Mendès France, Jacques Delors et Michel Rocard, dont on sait qu’ils ne sont jamais parvenus au sommet du pouvoir.

En ce qui me concerne, je souhaite bonne marche à ce mouvement et suis prêt à apporter ma pierre à l’édifice, sans même préjuger de son devenir politique.