Question écrite n°22026, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 2 juin 2016

M. Michel Amiel appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les déséquilibres des dispositifs de lutte contre le décrochage scolaire et d’aide pour les jeunes qui ont décroché.

Le centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) a publié, en avril 2016, un document consacré à l’expérience des groupes de prévention du décrochage scolaire (GPDS), faisant état de quatre types de pratiques et modalités d’organisation du travail collaboratif pour améliorer la prévention du décrochage scolaire – des modes de fonctionnement a minima aux actions pluri-professionnelles – et remarquant que l’implication des enseignants constitue l’enjeu essentiel de la bonne marche du procédé.
Dans son rapport du 20 janvier 2016 relatif aux dispositifs et aux crédits mobilisés en faveur des jeunes sortis sans qualification du système scolaire, la Cour des comptes souligne, pour sa part, que le cumul de l’ensemble des dispositifs actuels et des initiatives engagées ne paraît ni efficace, ni soutenable pour les finances publiques.
Si la politique de lutte contre le décrochage scolaire ainsi que les dispositifs de suivi et d’appui aux jeunes décrocheurs ont permis de faire diminuer le nombre de jeunes sortant chaque année du système scolaire sans diplôme de 122.000 en 2007 à 103.000 en 2014, le nombre de jeunes non qualifiés demeure pour autant important et s’élève à 480.000 en 2014.

Il lui demande donc quelles sont ses propositions afin de permettre la mise en œuvre de dispositifs homogènes et pérennes, garants d’une prévention, d’un suivi et d’un appui efficace.