Question écrite n°21884, publiée dans le Journal Officiel Sénat du 26 mai 2016

M. Michel Amiel attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés rencontrées par le collectif du réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté des Bouches-du-Rhône (RASED 13).

D’abord appelés groupes d’aide psycho-pédagogique (GAPP) en 1970, puis RASED depuis la circulaire n° 90-082 du 9 avril 1990, ces réseaux sont les héritiers de l’approche psycho-pédagogique des difficultés scolaires et ont pour mission de prévenir et réduire les obstacles d’apprentissage et les problèmes relationnels que les enfants peuvent rencontrer à l’école.
Ces équipes, composées de trois personnels spécialisés (psychologue, maître d’adaptation et rééducateur), ont exercé en classe ordinaire avant de bénéficier d’une formation supplémentaire leur permettant d’apporter des aides in situ en complément des enseignants.
Le collectif souhaite rappeler que, en 1995, le RASED 13 comptait 175 postes de rééducateurs, 102 postes de psychologues et 158 de maîtres d’adaptation. Pour l’année 2015, les effectifs sont en forte diminution : aucun rééducateur, 120 psychologues et 120 maîtres d’adaptation.
Ainsi amputé d’une partie partie de ses composantes, le RASED 13 n’est plus à même de fonctionner et de remplir ses missions pourtant essentielles. Ce constat est valable à l’échelle nationale, et cette situation n’est pas sans incidence sur l’accentuation des inégalités scolaires.

Il lui demande donc de bien vouloir répondre à la situation d’urgence du RASED 13, en recrutant de nouveaux personnels et en pourvoyant les postes vacants afin qu’il puisse être en capacité d’effectuer l’ensemble de ses missions.