Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Promulgation de la loi sur la fin de vie : les droits des patients renforcés

Réception à l’Élysée des rapporteurs de la loi sur la fin de vie - © Présidence de la République – L. Blevennec

Réception à l’Élysée des rapporteurs de la loi sur la fin de vie – © Présidence de la République – L. Blevennec

Voilà plus d’une année que nous travaillons, Gouvernement, Assemblée nationale et Sénat, sur une nouvelle loi concernant la fin de vie.
Comme j’ai eu l’occasion de le dire, à maintes reprises, cette loi est faite non pour ceux qui veulent mourir, mais pour ceux qui vont mourir.
C’est dire qu’elle exclut de son champ euthanasie et suicide assisté.

Pour autant, ce n’est pas un texte de consensus mou, mais, au contraire, un texte de convergence, issu d’un long travail d’auditions comprenant aussi bien les recommandations de la société française de soins palliatifs que les réflexions de médecins et philosophes et, tout simplement, le point de vue de patients et de leurs proches qui ont pensé cette fin de vie.
Après un parcours compliqué entre les deux assemblées, les discussions en commission mixte paritaire ont abouti à un texte, juste et équilibré, permettant de satisfaire les élus de tout bord.
Ce texte, dans ses grandes lignes, réaffirme l’importance des soins palliatifs, la place du patient dans les décisions de fin de vie (au travers de directives anticipées, ou de la désignation de la personne de confiance), renforce l’utilisation de la procédure collégiale…
Le point majeur de ce texte demeure la sédation profonde et continue, c’est-à-dire le droit d’être endormi pour ne pas souffrir avant sa mort.
Toutefois, le plus dur reste à faire : intégrer la culture palliative dans toutes les pratiques médicales depuis la formation universitaire, jusqu’à la création de structures dédiées, mais aussi, d’unités mobiles permettant à ceux qui le souhaitent d’être accompagnés et de ne pas mourir en milieu hospitalier.
Il faudra donc des moyens humains, matériels, bref budgétaires et financiers ; comme je n’ai eu de cesse de le répéter : sans moyens adaptés, ce texte sera vain.

Au-delà de cette loi, mon engagement reste entier : il est le fruit de 35 ans d’exercice de la médecine générale, où j’ai côtoyé la rude réalité de ceux qui vont mourir, mais aussi de ceux qui les accompagnent et qui restent, leurs proches comme les soignants.

 

 

 

1 commentaire

  1. Michel, humaniste c’est ainsi que ton ex belle soeur te vois.
    En tant que soignante IDE retirée du monde hospitalier, je ne peux qu’approuver tout ce que je viens de lire. Ayant pratiquer l’accompagnement en fin de vie, combien de fois aïs je vu la détresse et la souffrance… Espérons que ces nouvelles mesures aboutiront à mourir dans la dignité et moins de douleur.
    Merci pour ce travail remarquable Michel.

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