Michel AMIEL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Fin de la Nativité : Où iront crécher les santons ?

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Suite à sa réunion du 18 novembre 2015, l’Association des Maires de France (AMF) a édité, à l’attention de ses adhérents, un guide : « Laïcité : le vade-mecum ».
L’AMF y préconise notamment que « la présence de crèches de Noël dans l’enceinte des mairies n’est pas, (…), compatible avec la laïcité ».

Si le principe de laïcité, auquel je suis très attaché, est un des fondements de notre système, cette valeur ne saurait être aveugle.
Il ne s’agit pas, pour nous, maires, de nier le fait religieux — cela est ridicule —, mais, de revendiquer une neutralité des services publics.
Il paraît tout aussi ridicule de nier, en plus des racines chrétiennes de l’Europe, les traditions qui animent nos provinces.
A ce titre, et dans le cas de ma région, comment se passer de la présence de santons ?
Ces petits personnages ont peu à peu pris leur place dans la Nativité, et sont partie intégrante du folklore provençal et païen.
Je refuse de croire que les citoyens qui voient une crèche dans leur mairie ou dans un autre bâtiment administratif puissent y voir autre chose que l’expression traditionnelle des fêtes de fin d’année.

Certes, l’AMF concède que la jurisprudence sur l’exposition ou non d’une crèche est discordante, toutefois, elle appelle le Gouvernement à clarifier la situation via une loi qui permettrait une meilleure « compréhension de la règle par les élus, et par les citoyens ».
Je ne suis pas convaincu que légiférer sur la matière aurait plus de sens que le dialogue et le bon sens.

3 commentaires

  1. Tout à fait d accord avec vous mr le maire sénateur. Gardons nos crèches.

  2. Monsieur le Sénateur, merci de défendre nos Valeurs, nos traditions car vous savez combien représente nos crêches pour tous les chrétiens. Bien affectueusement . Tony Mateo

  3. Les noms des mages

    Matthieu ne nomme pas du tout les mages dans son évangile. Le récit ne dit même pas qu’ils sont trois. C’est sans doute parce qu’on y lit qu’ils offrent l’or, l’encens et la myrrhe que la tradition populaire en a déduit qu’ils étaient trois.

    Ce n’est que vers le VIe siècle qu’apparaissent les noms de Gaspard, Melchior et Balthazar. Les mages n’étaient pas des juifs : ils représentent tous les non-juifs, tous les peuples de la terre pour qui Jésus est né.

    Leur provenance géographique les disperse au gré des découvertes de l’époque – vers le XIVe siècle : Gaspard en Asie, Balthazar en Afrique, Melchior en Europe. La curiosité populaire les a imaginés dans différents rôles de représentation, comme l’évocation des trois âges de la vie : la jeunesse, l’âge mûr et la vieillesse.
    Donc la crèche représente la laïcité et le mélange des peuples ainsi qu’en Provence la représentation des citoyens puisqu’en général on y retrouve toute la population (le Maire, le boulanger , le pêcheur, etc………….
    GARDONS NOS CRECHES

    Merci M. Amiel

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