Question écrite n°17160 publiée dans le Journal Officiel Sénat du 2 juillet 2015

M. Michel Amiel attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le devenir de l’hôpital Nord, situé à Marseille.

Il faut rappeler la particularité qu’a cet hôpital d’être à la fois centre hospitalo-universitaire et hôpital de proximité situé dans des quartiers déshérités. Le troisième centre hospitalier régional de France est aujourd’hui mis dans l’obligation par l’État de présenter un contrat de retour à l’équilibre financier, afin de pouvoir continuer à assurer sa mission première de fournir un lieu de soins à la population de notre département des Bouches-du-Rhône. Les difficultés financières rencontrées par la structure sont indéniables, de même que la nécessité de permettre un retour à l’équilibre.

Depuis janvier 2014, de nombreux services et spécialités qui offraient un plateau technique et des soins de grande qualité ferment les uns après les autres : janvier 2014 le centre dentaire, mai 2015 le service oto-rhino laryngologie (ORL) et une partie du service de l’endocrinologie. Sont prévues pour la fin de l’année 2015 et le début d’année 2016 la fermeture du service des maladies infectieuses et tropicales ainsi que celle des services de réanimation et du bloc pédiatrique. Ces fermetures viennent compromettre un accès aux soins de qualité qui doit rester une réalité pour tous citoyens, de même qu’une priorité des pouvoirs publics.

Il lui demande quel est l’avis du Gouvernement face à cette situation et quelles dispositions peuvent être apportées afin de maintenir un niveau de soins nécessaire pour la population des Bouches-du-Rhône.